lundi 15 juillet 2013

la châtellenie de Bellou

BRIOUZE A TRAVERS LES AGES. ALFRED LEMAITRE
A. PEDONE,EDITEUR 1903.

P 212
... L'un des successeurs de ce monarque avait avant la fin du XIIIe siècle, annexé à la Baronnie de Briouze la châtellenie de Bellou, qui dépendait primitivement de la Ferté-Macé.Quelle fut la véritable raison de ce transfert, qui profita, pendant plusieurs siècles, aux barons de Briouze? C'est ce que nous ne saurions dire.
Nous ne pourrions affirmer que ce fut pour les avantages tout spécialement, car cette annexion dut avoir lieu pendant le laps de temps au cours duquel la Baronnie de Briouze resta, après le départ d'Arnulphle, dans le domaine royal. On voulait peut-être tout simplement faciliter la tâche des administrateurs de ce domaine, à cause de l'indivision existant entre les marais de Briouze et ceux de Bellou.

P 257
...c'est ce même Aymon de Briouze qui commença la désunion de la Baronnie de Briouze. Nous le voyons, en effet vendre avec la permission du roi, en 1498, au baron d'Asnebecq, Aubert de St Germain, la chatellenie de Bellou. Le contrat de cette dernière vente porte que Aymon faisait cette opération pour doter ses filles. L'enregistrement de cet acte, l'approba- tion ne put être obtenu de la chambre des comptes qu'en 1511, huit ans, parait-il, après la mort du vendeur. Aymon de Briouze serait donc décédé vers 1503.

dimanche 16 juin 2013

CURES DE BELLOU EN HOULME

CURES DE BELLOU EN HOULME



LOUIS LAFORGE 1789-1819
DENIS VIVIER 1819-1837
JEAN GASCOIN 1837-1854
J.B PRINGAULT 1854-1885
CH. CHANCEREL 1885-1910
EDOUARD MANOURY 1910-1937
H.ENEAULT 1937-1949
FERNAND GARNIER 1949-1976

samedi 18 mai 2013

LA SOULE DE BELLOU

ESQUISSES DU BOCAGE NORMAND. JULES LECOEUR. 1975.PREMIERE EDITION 1893.
EDITIONS G. MONTFORT.


P 71
A la fin du XII e siècle, la terre de Briouze dépendait alors de la Sergenterie du Houlme; d'autre part dans le corps de ce compte, on lit aussi : Sergenteria nemoris Bellou, la sergenterie du bois de Bellou, c'était une sergenterie d'un autre genre.
P 47
Nous devons ici, faire remarquer, qu'à cette époque et depuis peut -être au moins un quart de siècle, sinon plus,la châtellenie de Bellou figurait dans les même états de compte que la Baronnie de Briouze à laquelle elle avait été, d'ores et déjà, et devait rester annexée pendant près de deux siècles.
En cette enquête de 1306, les terres de la châtellenie de Bellou sont estimées à part; mais il n'y est pas question de ses marais; on peut donc penser que dans ces 45 acres les viviers et pêcheries de Bellou étaient compris.
P358
Il parait que dans les vastes marais de Briouze, des arbres entiers, des poutres équarries, mais dépourvues de tenons et de mortaises, des poteries et des ustensiles de ménage, ont été souvent trouvés en exploitant la tourbe qui les forme. La tradition prétend que ces objets appartenaient à la ville disparue, et elle ajoute que tous les ans, dans la nuit de Noël, on peut en se penchant sur les marais et en prêtant une oreille attentive, entendre monter de ses profondeurs les sons affaiblis des cloches de son église, chantant la naissance du Messie.
P 461
A Bellou en Houlme, c'étaient les conscrits de l'année qui offraient la soule*, que l'un d'eux lançait le Mardi-gras, par une fenêtre donnant sur la place, vis à vis de l'église. Certaines années, il n'y avaitpas moins de cinq à six mille spectateurs venus de toutes les communes d'alentour; sept à huit cents habitants de toute âge s'engageaient dans la lutte. La paroisse de Bellou se divisait en deux partis, et chaque parti était soutenu non seulement par les siens, mais encore par les étrangers dont un grand nombre était heureux de prendre part au combat.
La soule de Bellou avait trois pieds de tour et pesait cinq à six kilos; elle était formée de son et de paille, et recouverte d'un cuir épais.Mais il arrivait fréquemment que le parti vaincu défonçait la soule à coups de couteau. Pour empêcher ce fait de se reproduire, elle fut, à partir de 1841, entourée d'une plaque de fer blanc, et le jour de la fête on y attachait une branche de laurier ornée de rubans.
Les combattants ne devaient garder que leur pantalon et leur chemise; la plupart se serraient la taille avec une ceinture de cuir. L'acharnement à la lutte était tel que, si les fils eussent refusé de bouller à côté de leur père, celui-ci leur eût, le soir, refusé à souper, les aurait déclarés indignes d'entrer dans sa maison.
Quelques, ceux qui s'étaient emparés de la soule lui faisaient traverser un étang voisin pour la soustraire aux efforts de leurs adversaires. Elle était poussée jusqu'à l'autre bord par les plus résolus, qui avaient de l'eau jusqu'au coup. Ils triomphaient, mais à quel prix ! En 1851, quatre brigades de gendarmerie, venues le matin du Mardi-gras à Bellou, empêchèrent d'y jeter la soule.Il en fut ainsi durant deux ou trois années, puis le jeu cessa tout à fait.

* La soule était une grosse balle de cuir, remplie de son, (d'un pied de diamètre environ), qu'on lançait sur la place du village et que les gens des paroisses d'alentour se disputaient avec un acharnement courageux digne d'une meilleur cause. Elle appartenait à ceux qui parvenaient à s'en rendre maîtres, à lui faire franchir un cours d'eau et à l'entrer dans quelque maison de leur paroisse. On prétendait , autrefois, que le village victorieux devait être favorisé d'une plus abondante récolte de pommes; de là, par la suite, plus d'efforts pour s'emparer de la soule.

lundi 22 avril 2013

L'EGLISE

LES EGLISES DE L'ORNE ET LEURS OEUVRES D'ART
ABBE J. AUBERT
JUIN 1977. IMPRIMERIE LESCUYER. LYON.

P 96-97 BELLOU EN HOULME (Belerium en1093) canton de messei.
EGLISE NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION

L'église restaurée est à une nef et transepts- clocher- porche de plan carré d'origine romane avec corniche et mordillons à têtes rustiques; portail à double coussures; matériau de grès et de granit.
L'intérieur a retrouvé de l'ampleur avec sa voute de lambris de châtaignier. Une tribune a une rambarde à balustres anciens .L'intérieur de la tour est vouté d'ogive.
Grand autel du XVII è siècle (M.H) .Tabernacle à cinq pans, décor de fleurs et ostensoir; dôme à écailles. retable en bois polychrome daté 1699. tableau de l'Assomption entre deux colonnes et consoles d'appui s'étendant sur les portes. Au sommet, fronton entre deux anges; niche en tenture sculptée et vierge à l'enfant du XVIIè siècle en pierre polychrome.
L'ensemble est en bois de tons marbrés.
Autel sud (M.H). retable à panneau plat avec pilastres à chapiteaux ioniques du XVIIè siècle (M.H) avec christ au sommet.
Christ rustique au côté de l'autel face au peuple. croix de procession style restauration en cuivre argenté et doré. Au presbytère , tableau du XVIIè siècle : St Lazare en évêque donne la communion à Ste Marie-Madeleine




P 231 SAIRES LA VERRERIE (Seres en 1417) Canton de Messei

Eglise remaniée. Au nord, porte du XVIè siècle. clocher. porche daté 1679 et cadran solaire 1700. trois retables en style restauration en bois trop repeint. Au nord, à fuseaux fonts baptismaux du XVIIIè siècle.



P 175 MESNIL DE BRIOUZE (Mesnillum Juxta Briacio en 1204) canton de Briouze
Eglise N.Dde l'Assomption. Construite en 1921, en néo- gothique. clocher. porche de 1832. Statue de St Léonard, en pierre peinte, classique, à l'autel, à droite.






dimanche 10 mars 2013

la population au fil du temps

MICHEL NORTIER


CONTRIBUTION A L'ETUDE DE LA POPULATION DE LA NORMANDIE AU BAS-MOYEN-AGE (XIVe s-XVIe s)

INVENTAIRE DES RÔLES DE FOUAGE ET D'AIDE .TOME IV
ROLES DE FOUAGE PAROISSIAUX DE 1461 A 1497.


P 33 BELLOU EN HOULME

FOUAGE POUR 1467

Vic de Falaise : 149 feux. 3 nobles Guillaume Le Boucher, Sieur des Bésiers, Richard Lorillie, Sieur du Breuil, Jehan Robillart, Sieur du Boys. 9 exempts ( les sergents de Dussay et de Bellou , les prévosts du fief du Tremblay et du Sieur des Bésiers, un homme de Grammont, 4 cordiers ), 2 impotents et 15 pauvres. 9 exempts sans précision rapportée par l'arrière fouageur.

FOUAGE POUR 1473

Vic de falaise : 179 feux. 4 nobles ( Richard Lorille, écuyer, Sieur du Breuil, Guillaume Le Boucher, Sieur des Bésiers, Michelle de Brinlevain, les enfants mineurs de Jehan Robillard en son vivant, écuyer. 14 exempts ( le sergent du Bois de Dussay , le sergent du Sieur, 2 prévôts dont celui des Bésiers, un homme du Grammont, 4 cordiers, 3 francs archers, les métayers du Sieur du Bois et de Mgr de Dulceten son fief de la Foresterie.21 pauvres.

TOME 1 FOUAGE DE 1368 A 1419. 1971. imprimerie Caron et Cie. Caen.

FOUAGE POUR 1383

210 feux dont le prévôt du Sieur de Briouze. 17 demeurant en aumône sous l'Abbé de St Julien de Tours et 1 en aumône " sous le vicaire " de Bellou.

FOUAGE POUR 1407

Au minimum 303 feux, car rôle incomplet dont 27 servants, 3 exempts ( le prévôt du fief du tremblay, le sergent fieffé de la paroisse, un homme de Grammont, 5 pauvres.

TOME 4 FOUAGE DE 1500 A 1516 .1982. imprimerie de l'Avranchin. S.A.R.L.. Avranches
FOUAGE DE 1506

Vic de Falaise , sergenterie de Briouze 87 feux , 11 exempts ( les sergents et parquier du Sieur de Bellou , les prévôts du Breuil, de Maigny, du Boys et de la Foresterie, un homme de Grammont, 4 cordiers, 19 pauvres.








dimanche 13 janvier 2013